19 juin 2008
Exposer à droite, est-ce toujours à l'ordre du jour ?
Un article paru en 2003 continue à porter confusion aux photographes. Écrit par Michael Reichmann et inspiré par Thomas Knoll, un des créateurs de Photoshop, il suggère de surexposer de manière contrôlée afin de bénéficier de toute la dynamique qu’offre le capteur. « Exposer à droite » (de l’anglais expose to the right) vise à déplacer les pixels le plus possible à droite sur l’histogramme, afin de limiter les artefacts (bruits, effets de bande) dans les parties les plus sombres. Si cette méthode est finalement très efficace pour obtenir des photos très peu bruitées qui se prêtent particulièrement bien à un posttraitement intensif, de nombreux photographes l’utilisent systématiquement et sans vraiment y réfléchir, soit en tant que compensation d’exposition systématique, soit pour se passer d’une mesure d’exposition précise.

Le contraste de cette image à contre-jour a été maîtrisé grâce à l’emploi d’un réflecteur…
Pourtant, « Exposer à droite » n’a rien d’une potion magique et n’a pas vocation de se substituer à un véritable savoir-faire technique. Quel que soit votre appareil photo, la « bonne exposition » est toujours aussi importante pour réussir une prise de vue. Bien que la plupart des afficheurs LCD n’offrent qu’une vision fausse et edulcoloré du fichier final, l’histogramme se prête (un peu…) mieux à l’évaluation de l’exposition, pour peu que celui-ci affiche les informations sur trois graphiques séparées (histogramme dit « RVB ») et que vous photographiez en JPEG. Mais que faire lorsque vous travaillez avec le format RAW pour tirer la quintessence de votre capteur ? L’histogramme de l’appareil reflète en fait les réglages de votre appareil (balance des blancs, style d’image, matrice couleur, courbe de contraste, saturation, teinte, netteté…) qui ne sont prises en compte (et utilisés pour un premier affichage…) dans le logiciel de développement RAW de votre fabricant d’appareils.
30 mai 2008
Nikon Capture NX2 et Lightroom 2 pour bientôt ?
Des rumeurs, un peu partout : Selon plusieurs messages postés notamment sur le site Déclencheur.com ainsi que sur un forum, par ailleurs toujours très bien informé des nouveautés Nikon, la sortie de la deuxième mouture de Nikon Capture NX semblerait imminente. Certaines de ces sources parlent même d’une présentation d’un nouveau logiciel lors de la Foire à la Photo de Bièvres qui se déroulera cette fin de semaine (31 mai et 1 juin)…

On peut également s’attendre à la sortie très prochaine d’un autre logiciel, dont la version bêta 2 est en circulation depuis quelques semaines…
16 mai 2008
"Photoshop Advanced" et "Camera RAW et Photoshop CS3" sont arrivés !
Nous l’avions annoncé ici il y a quelques jours et le nouveau magazine dédié à l’univers Photoshop est enfin arrivé à cette fin de semaine chez votre marchand de journaux : «Advanced Photoshop » est la cinquième édition internationale d’un célèbre magazine anglais dont la réputation n’est plus à faire. Proposant un contenu mixte, composé de traductions et d’articles concoctés par une équipe française, notamment Stéphanie Guillaume et Antony Legrand (Rédaction), Cyril Bruneau et Volker Gilbert (Photo), Thomas Gayet, Peter Gabor (Graphisme et Design) et Gérard Niemetzky (Gestion des couleurs). Le magazine s’oriente plutôt vers un public de designers et graphistes – la plupart des pages leur sont consacrées, à travers de tutoriels, pas à pas et de portfolios d’artistes. Cependant, le contenu du magazine risque bien de s’ouvrir davantage aux logiciels photo dans les numéros à venir.

Le numéro présent propose déjà des articles pour mieux comprendre les grands principes de la gestion des couleurs, et sur Lightroom (avec notamment une série de tutoriels vidéo sur la version bêta 2, produite par Philippe Chaudré et comprise sur le CD qui accompagne le magazine) ainsi qu’un test du spéctrophotomètre ColorMunki et de l’appareil reflex numérique Canon EOS 1Ds MK III. Pour en savoir davantage sur ce magazine par ailleurs bien imprimé et joliment mis en page, vous pouvez consulter le site francophone du même nom.
Également disponible : « Camera Raw et Photoshop CS3 » de Bruce Fraser et Jeff Schewe. Troisième édition de l’ouvrage de référence consacré à Camera Raw, elle tient compte des dernières évolutions de Photoshop, Bridge et Camera Raw et présente ces trois logiciels en alliant théorie et pratique. Bruce Fraser avait en fait un don unique pour vulgariser les concepts et techniques même les plus ardues (notamment la gestion des couleurs et bien entendu le format RAW et Camera Raw…) et cet ouvrage achevé avec le précieux concours de son ami Jeff Schewe n’y fait pas exception. Vous n’y apprendrez donc non seulement les particularités du format RAW (capture linéaire, exposition, balance des blancs…), mais également de nombreuses astuces pour rendre vos images plus saisissantes.

Que ce soit pour les nouvelles commandes de l’onglet Détail, pour les commandes Vibrance et Clarté où pour mieux organiser, classer et archiver vos images numériques, cet ouvrage saura toujours vous répondre par des explications à la fois claires et éclairées. Vous trouverez ici le sommaire et quelques extraits de l’ouvrage pour vous faire votre propre opinion.
En détail : “Camera Raw et Photoshop CS3“par Bruce Fraser et Jeff Schewe, traduit et adapté par Volker Gilbert, paru le 15.05.08 aux éditions Eyrolles, ISBN10 : 2-212-12285-3, ISBN13 : 978-2-212-12285-5, Tarif public : 36 €.
DCRAW – l’ange gardien du format RAW
Le site Web de Dave Coffin surprend à plus d’un titre : d’une part son auteur ne semble guère accorder de l’importance à sa mise en forme et d’autre part il y expose une des autres cordes à son arc : Dave milite en fait pour l’Espéranto, langue « universelle ». L’auteur du site est une des personnalités les plus importantes et influentes d’un phénomène ayant pris de l’ampleur ces derniers temps : le format, ou plutôt les formats, RAW – puisque ceux-ci ne cessent d’augmenter en nombre au fur et à mesure de la sortie de nouveaux appareils reflex numériques. Dave est l’origine de DCRAW, logiciel écrit en ANSI C, capable de décrypter tous les formats RAW existants et de fonctionner sur tous les ordinateurs, peu importe le système d’exploitation qui y est installé !

DCRAW possède une interface en ligne de commande – dépourvu d’interface graphique, vous développez vos fichiers RAW « en aveugle », puisque ni les aperçus avant/après, ni les corrections sont affichées par le logiciel.
La liste des logiciels qui reprennent une partie ou l’intégralité du code source de DCRAW se lit comme un « who is who » des logiciels de développement RAW : mis à part d’applications gratuites et/ou « open source » (RawStudio, RAW Therapee , UFRaw, IrfanView, F-Spot, Digikam, Picasa etc.) on trouve un grand nombre de logiciels commerciaux : ACDSee, Breeze Browser, Camera Raw, Lightroom, LightZone, Raw Developer, RawMagick, RawShooter et SilverFast DC Pro bénéficient (ou ont bénéficié) des algorithmes élaborés par ce programmeur aussi prolifique que solitaire.


29 avril 2008
Camera Raw et Photoshop CS3 : en avant-première...
Alors que Camera Raw est sans aucun doute le logiciel de conversion RAW le plus répandu, Bruce Fraser était un de ses défenseurs les plus fervents. Auteur de plusieurs livres de référence autour du traitement d’image et de la gestion des couleurs, Bruce était aussi l’auteur d’un ouvrage aussi passionnant qu’éclairé sur Camera Raw qui arrive enfin dans une troisième édition, « Camera Raw et Photoshop CS3 ». Bien qu’il avait commencé à rédiger cette troisième mouture, entièrement mis à jour pour tenir compte de toutes les nouveautés de Photoshop CS3 et Camera Raw 4.x, Bruce ne pouvait l’achever par ses propres forces, car il était atteint d’une maladie grave à laquelle il a succombé il y a quelques mois. Son ami, le photographe Jeff Schewe, lui-même fortement impliqué dans le développement des logiciels d’image d’Adobe (Lightroom et Photoshop, a été désigné pour perpétuer cette série et pour mener à bien le projet. Et bien qu’il n’ait sans doute pas été facile de marcher dans les pas de Bruce, Jeff Schewe a réussi à écrire un ouvrage se situant dans la droite lignée de son célèbre coauteur.

Découvrez ci-suit, en avant-première, le texte de la quatrième de couverture et un extrait de la table des matières de cet ouvrage - qui a été traduit et adapté par Volker Gilbert...
08 avril 2008
ColorMunki Photo - petit singe bien malin
Parmi les instruments de mesure dédiés à la gestion des couleurs on
distingue les colorimètres, les spectrocolorimètres et les
spectrophotomètres. Alors que la première catégorie est uniquement
adaptée au calibrage d’écran, les spectrocolorimètres et
spectrophotomètres sont aptes à analyser le rayonnement d’un écran et
la distribution spectrale des plages colorées d’une mire destinée à
calibrer un appareil photo ou une imprimante. Les spectrophotomètres
sont à la fois les plus sophistiqués et les plus chers à fabriquer, ce
qui explique en partie la différence de prix entre le Spyder3Print de Datacolor (spéctrocolorimètre) et le Eye-One Photo LT de X-Rite (spectrophotomètre).
L’annonce par X-Rite d’un nouveau spectrophotomètre bon marché a fait l’effet d’une bombe : ColorMunki,
disponible dans deux déclinaisons qui visent respectivement les
photographes (ColorMunki Photo) et les graphistes (ColorMunki Design),
est commercialisé à guère plus de 500 € TCC (429 € ht) ce qui fait de lui la solution la moins chère du marché pour calibrer à la fois un écran et une imprimante (RVB ou CMJN).

Qui plus est, X-Rite dote ses nouveaux produits d’une suite logicielle particulièrement complète et attirante. Nous avons pu nous procurer, en avant-première, un exemplaire de ce « couteau suisse de la couleur » pour le tester dans des conditions réelles.
30 mars 2008
Aperture dame le pion à Lightroom, mais pas pour longtemps...
Longtemps attendue, la nouvelle version 2.0 du logiciel « tout en un »
Aperture a mis les pendules à l’heure : bien que le nombre des
appareils pris en charge est toujours inférieur à celui de son éternel
rival, Lightroom, Aperture avance à grands pas et rattrape même, sur de
nombreux points, le logiciel d’Adobe. Outre une amélioration de
l’interface utilisateur qui demeure toujours un peu plus complexe que
celle de son concurrent, Aperture 2.0
hérite certains outils qui font déjà le bonheur des utilisateurs de
Lightroom : Récupération et Éclat, le dernier applique une saturation
adaptive (Vibrance). Alors que l’architecture de modules externes de
Lightroom, Lightroom SDK,
n’est toujours pas disponible, au grand dam de ses utilisateurs et des
développeurs tiers, son alter ego de chez Aperture est déjà
fonctionnel. Si vous avez effectué il y a quelques jours (via le menu «
Mise à jour de logiciels » de Mac OS 10.4 ou 10.5), vous avez sans
doute récupéré et installé la dernière version d’Aperture 2.1. Celle-ci
bénéficie d’un nouveau module externe, nommé très bizarrement «
Maquiller et graver » du à une traduction peu respectueuse de
l’expression anglaise « Dodge and burn » – l’équivalent de l’expression
française « retenir et faire venir ». Il s’agit en effet d’un module
externe dédié à la correction locale d’une image, permettant
d’appliquer, zone par zone, les paramètres Luminosité, Saturation,
Contraste et Netteté. Lancez ce module (qui applique les corrections à
une copie du fichier qu’il crée à l’ouverture…) à partir du menu
Images>Modifier avec>Maquiller et graver.
28 mars 2008
Lightroom : Les nouveautés depuis la version 1.0, première partie
Promesse faite, promesse tenue – voici, enfin, le premier volet des compléments à l’ouvrage “Photoshop Lightroom pour les photographes” de Martin Evening. Nous avons décidé de vous concocter cette petite série d’articles pour vous faire patienter car, selon nos informations, Martin serait déjà en train de rédiger la deuxième édition de son ouvrage, consacré, qui s’en douterait, à la prochaine version du logiciel, Lightroom 2.0.
Depuis sa sortie il y a un an, Lightroom a rencontré un immense succès : il suffit de voir le grand nombre de publications qui s’y consacrent (livres, magazines et articles sur le Web) pour s’en convaincre. Bien que les révisions au fil des mois n’ont bouleversé ni l’interface utilisateur du logiciel, ni la plupart de ses fonctionnalités, un certain nombre de nouveautés améliorent aussi bien la rapidité d’exécution du logiciel que l’interface utilisateur et les outils de correction. Ces modifications ne sont pas toujours immédiatement visibles lors de l’installation d’une mise à jour, mais elles affectent votre manière de travailler.

Voici l’inventaire des nouvelles fonctionnalités, à la fois de la version 1.4 et la future version 2.0 dont une version bêta publique verra bientôt le jour …
27 mars 2008
Viveza - la correction locale en toute simplicité
Lorsque j’ai appris, il y a quelques semaines, la sortie d’un nouveau logiciel dédié aux corrections sélectives, Viveza de l’éditeur germano-américain Nik Multimedia, j’étais plutôt dubitatif quant au potentiel d’un tel outil dépourvu d’une gestion des fichiers RAW.

Viveza est un plug-in pour Photoshop qui hérite, sous une forme un peu simplifiée, des fameux points de contrôle U-Point dont la technologie fait le bonheur des utilisateurs du logiciel de développement RAW Nikon Capture NX. Comment se fait-il qu’une technologie aussi révolutionnaire de par sa simplicité d’emploi ne soit pas rendue accessible aux utilisateurs d’appareils Canon, Pentax, Sony et Olympus ? Certes, Nikon Capture NX est bien plus qu’un logiciel de développement RAW puisqu’il est capable de corriger des fichiers TIFF et JPEG issus d’autres appareils – mais en tant qu’utilisateur Canon, penserez-vous à acheter un logiciel Nikon pour vos seuls fichiers JPEG et TIFF ? Toujours est-il que Viveza est très puissant et offre finalement un traitement local non destructif sous condition de faire un emploi immodéré des calques et objets dynamiques – comme les autres modules externes commercialisés par le même éditeur, Color Efex Pro 3.0, Nik Sharpener Pro 2.0 et Dfine 2.0, Viveza se marie fort bien aux dernières versions de Photoshop.
17 mars 2008
La chambre noire - sans mauvaises odeurs
Tous les appareils numériques ont une vision monochrome du monde qui
les entoure. A l’exception de certains dos, les appareils numériques
possèdent des capteurs qui analysent la lumière en une seule étape au
cours de laquelle l’appareil n’enregistre que les variations de
luminosité (Luminance) – les couleurs sont uniquement restituées grâce
à des minuscules filtres coiffant chaque élément photosensible dont la
moitié est recouverte d’un filtre vert pour reproduire la sensibilité
de l’œil humain (matrice de Bayer). La photo couleur est ensuite
restituée à partir de trois extraits monochromes, auxquelles les
informations manquantes ont été attribuées à l’aide d’algorithmes
mathématiques très sophistiqués.

Canon Eos 1Ds, EF 17-40 mm f/4, 200 ISO
Le mode Noir et Blanc de certains appareils permet d’obtenir directement une image monochrome au format JPEG – mais ce mode manque cruellement de souplesse, malgré les nombreuses options du menu pour modifier l’apparence du fichier finalisé (effet de filtre couleur, sépia etc.), et en plus vous vous retrouvez face à une image monochrome dont vous ne pouvez plus ressusciter les couleurs. Il est ainsi nettement plus intéressant de convertir son image une fois la photo transférée sur le disque dur, dans votre logiciel de développement RAW ou dans votre logiciel de traitement d’image. Voici quelques pistes pour Camera Raw, Lightroom et Photoshop CS3.





